Un extrait de Rédemption

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Extrait

« Je ne suis pas un sauveur. Encore moins un héros. Le gars assis devant moi avait l’air de penser le contraire. Je repoussai mon assiette. Il restait encore au moins la moitié du steak. Je n’avais plus faim. Pourquoi est-ce qu’on me proposait toujours des plans foireux? Ça devrait pourtant être simple. On me désigne quelqu’un et je le tue. Ces temps-ci, il y avait une épidémie d’altruisme. Il fallait récupérer des informations sans aucune perte, ou encore mon préféré : « extraire sans endommager ». Ceux qui demandent ça n’ont probablement jamais infiltré une base militaire pour récupérer l’inventaire des armes. Moi, je l’ai fait et le résultat n’était pas joli. 

Mon interlocuteur se racla la gorge. Je le dévisageai, question de le mettre mal à l’aise. Il avait tout au plus vingt-cinq ans. Il était rasé de près et il sentait l’eau de Cologne achetée en pharmacie. Son veston bleu était propre et sans pli, mais les coutures étaient mal faites. C’était un intermédiaire. Je déteste les intermédiaires. On ne peut jamais marchander avec eux. Ils doivent toujours passer un coup de fil avant de prendre une décision. 

Je pris une gorgée de ma bière, puis une deuxième. Elle était encore fraîche. Au moins, je n’avais pas tout perdu. L’intermédiaire s’agita. 

– Si vous ne le faites pas pour les victimes, faites-le pour votre âme, M. Kemp. 

Je haussai un sourcil. 

– Mon âme? 

– Oui. Vous êtes catholique. Vous devez bien y apporter une certaine importance. 

Je serrai les dents. Ces bureaucrates croyaient me connaître parce qu’ils avaient lu mon dossier.  

– Laissez-moi deviner, le commanditaire est Addenda. 

Les Addendas, originaires du cadran ouest du Bras d’Orion, étaient particulièrement croyants. Ils avaient un panthéon ridiculement vaste. Ils étaient bien les seuls qui oseraient m’accoster en faisant valoir des raisons morales ou religieuses pour justifier une mission pareille. 

– La personne dont je représente les intérêts souhaite… 

– Je m’en fous. 

L’intermédiaire avait l’air d’avoir avalé un citron. Il sortit une feuille de sa poche intérieure. Il y jeta un coup d’œil et l’agita devant lui. 

– Parfait. Alors je vais contacter le prochain sur ma liste. Dominix Kemp. Votre frère, si je ne m’abuse? 

J’inspirai lentement et comptai jusqu’à neuf. J’aurais pu compter jusqu’à dix, mais je n’aime pas les chiffres ronds. 

– Où est-ce qu’ils vous ont recruté? Le collège? Votre mère a sûrement protesté. 

Le rouge lui monta aux joues instantanément et il se mit à bégayer. J’eus pitié de lui. 

– Vous ne contacterez pas mon frère. 

Dom était assez téméraire pour accepter la mission. Mais il n’avait pas ce que ça prenait pour la mener à bien. 

– Je veux deux millions de dollars fédérés. La moitié maintenant, l’autre à la livraison. 

L’intermédiaire cligna des yeux plusieurs fois avant de se remettre de sa surprise. 

– Je vais voir ce que je peux… 

– Je veux un pilote aussi.  »

Pourquoi des histoires courtes?

Ma première publication a été une courte nouvelle, Sous pression qui met en vedette un des personnages secondaires de Gemellus, Nova la sœur du personnage principal. La semaine passée, j’ai annoncé la sortie de Rédemption, une autre histoire courte dans le même univers. Cette fois-ci, ce sera le frère jumeau de Nova qui sera mis de l’avant. 

Je vous rassure, il y bel et bien trois tomes, pleine longueur, prévus dans la série Dominix Kemp. Alors pourquoi écrire des histoires courtes en plus? 

Au départ, c’était un exercice pour mieux maîtriser mes personnages. Au moment où j’ai débuté l’écriture de Gemellus, je connaissais la base nécessaire pour écrire des histoires, mais je ne maîtrisais pas tous les aspects. Maintenant j’en sais plus, mais je sais aussi que je ne sais pas tout… Bref, j’avais des lacunes, mais je ne savais pas lesquelles. 

Au fil de me séances d’écriture, je rencontrais souvent de la difficulté à rendre justice à mes personnages, surtout les personnages secondaires. Ça me bloquait et le texte stagnait pendant de longues semaines. J’étais désespérée de trouver une solution.  

J’ai fini par me dire que, pour mieux apprendre à connaître mes personnages, je devais avoir un tête-à-tête avec eux. J’ai donc utilisé des petites anecdotes auxquelles les personnages faisaient référence dans le récit principal. Je me suis creusé la tête pour développer ce qui était réellement arrivé et faire de ces anecdotes des aventures à part entière. 

J’ai ainsi écrit une histoire pour Nova, une autre pour Loïc et une dernière pour Ketsia. 

L’histoire de Loïc le met en scène lors d’une mission solo. Dans Gemellus, Dom fait allusion à un tyran qui sévit dans le Bras d’Orion. C’est d’ailleurs à une de ses victimes qu’il vient en aide au tout début de l’histoire. Dom parle d’une “enquête extrêmement dure à mener. Quelques personnes avaient été décorées, mais leurs identités n’avaient pu être dévoilées pour des raisons de sécurité.” Il est loin de se douter que son frère à quelque chose à y voir… 

Rédemption sera disponible le 21 janvier prochain.

Ce que j’aurais voulu savoir avant d’adopter un chien

En tant qu’écrivaine, ce que je trouve le plus difficile est de concilier est la vie familiale et le temps pour écrire. Jouer avec les enfants, discuter avec son conjoint de sa journée, effectuer quelques tâches ménagères… Une fois tout le monde satisfait, je peux finalement m’asseoir devant l’ordinateur pour écrire un peu (à condition que chéri n’ait pas décider de conquérir le monde en jouant à Civilisation!). 

Au printemps passé, nous avons décidé d’ajouter un chien à notre famille. Nous avions déjà convenu que la production de minis était terminée avec nos deux merveilleux enfants. Je rêvais d’un chien depuis l’enfance et le moment semblait idéal. 

On m’avait bien avertie qu’un chien était comme un enfant supplémentaire. Je croyais avoir compris ce que ça impliquait. Mais je n’avais pas réalisé que j’allais aussi ajouter un autre obstacle à mon écriture! Le sentiment d’être observée avec persistance par une créature poilue qui demande la porte. Un gros nez mouillé qui se glisse sous mon coude alors que je suis en pleine séance d’écriture. Les cris des enfants dans le salon parce que le chien vient d’assassiner (un autre) toutou qui trainait au sol.  

Que vous soyez écrivain ou non, voici les quatre choses que je vous recommande de prendre en considération avant d’ajouter un membre poilu à votre famille. 

Un chiot est comme un enfant de 2 ans 

Vous allez donner les mêmes consignes à votre chiot qu’à votre Terrible Two. “Ne mets pas ça dans ta bouche”, “Ne mords pas ta sœur”, “Ne fais pas pipi à terre” (quoi, ne me dites pas que vos enfants ne vous ont jamais fait le coup d’enlever leurs couches et de courir partout!) Vous ne pourrez pas laisser le chiot sans surveillance trop longtemps, au risque d’y perdre une paire de chaussures ou de ramasser des dégâts. Encore moins si votre enfant de 2 ans est en compagnie du chiot… C’est la catastrophe assurée. 

Vos voisins pourront admirer votre collection de pyjamas 

Un jeune chiot fait pipi environ aux 30 minutes. Et la propreté arrive généralement autour de 6 mois. Ce que ça veut dire réellement? Vous allez vous retrouver dehors à toutes les heures du jour et de la nuit avec votre chiot en le suppliant de se dépêcher de faire ses besoins. Ce fameux pantalon qui a un trou dans la fourche, ou ce t-shirt semi-transparent? Oubliez-les! À moins que vous souhaitiez donner une raison de jaser à vos voisins. 

Vous allez faire du lavage à tous les jours 

Que ce soit un toutou mâchouillé, une serviette utilisée pour essuyer le chien ou un tapis qui a épongé un pipi accidentel, c’est sûr que la fréquence des brassées de lavage va augmenter. Votre chiot va nécessairement foncer sur votre enfant de 3 ans qui transporte méticuleusement son verre de jus rempli à ras bord (gracieuseté de sa sœur de 6 ans) ou alors votre chiot aura joué à la marmotte dans le jardin et vous devrez lui donner un bain. C’est alors plusieurs serviettes et le tapis de la salle de bain qui y passent (cette odeur de chien mouillé est plutôt persistante!). 

Aller aux toilettes prend une nouvelle tournure 

Si vous êtes parent de jeunes enfants, vous êtes habitué d’avoir de la compagnie pour aller à la salle de bain. Dorénavant, tandis que les deux premiers vous regardent et vous parlent, le petit dernier va vous licher les genoux. C’est une étrange sensation au début, mais on finit par s’y habituer. Comme tout le reste! 

C’est quand même une belle addition à la famille. Le chiot est un compagnon de jeu inépuisable pour les enfants. Malheureusement, une fois les enfants couchés, le contrat de jouer avec le chien vous reviendra… Voyez les choses du bon côté : la zoothérapie est une méthode éprouvée pour diminuer l’anxiété. En jouant avec votre nouveau compagnon, vous oublierez le lavage qui vous attend (et les regards scandalisés des voisins). 

La bonne nouvelle, c’est que votre chien va vieillir plus vite que vos enfants. En quelques mois, il aura trouvé sa place et se sera adapté à votre rythme de vie. Les câlins dans le divan le soir alors que vous lisez un bon livre. Une marche revigorante avec votre compagnon pour vous changer les idées. Ce seront de beaux moments qui vous feront dire que tout ça en valait la peine. 

Et vous m’excuserez pour la conclusion abrupte de cet article. Le chien vient de manger la collation du plus jeune… 

C'était il y a 10 ans…

En novembre 2010, j’écrivais les premiers mots de ce qui allait devenir Gemellus.  

À ce moment, je terminais mon retour aux études et je covoiturais avec mon conjoint. Presque tous les soirs, j’avais de trente minutes à une heure à attendre après la fin des cours. Au début, j’allais acheter des livres à la librairie (je ne vais pas à la bibliothèque, parce que je ne rapporte jamais mes livres et je finis toujours par payer le prix du livre en frais de retard…). Sauf que mon budget d’étudiante m’a très vite arrêté. C’est d’ailleurs à ce moment que j’ai découvert Patricia Briggs, qui reste un de mes coups de cœur. 

J’avais une idée qui me trottait en tête depuis un bon moment et je me suis mise à l’écrire. Au début, c’était dans des carnets. Puis ça a été à l’ordinateur. En l’espace de neuf mois, j’avais écrit une histoire de 260 pages. Que je me suis dépêchée d’envoyer à des maisons d’éditions. Comme je savais que la réponse tarderait à venir (c’est en général de six mois à un an), j’ai commencé à travailler sur un autre projet, Gemellus.

Malheureusement, j’ai eu la prétention de croire que, puisque je l’avais fait une fois, la deuxième tentative serait plus facile. Aussi, j’ai passé moins de temps à planifier mon histoire avant de me lancer dans l’écriture. Le processus a été beaucoup plus ardu. J’écrivais très lentement, car je revenais sans cesse en arrière pour corriger la logique du récit. J’avais souvent des pannes d’inspiration ou des impasses dans les interactions entre les personnages. 

Avec l’arrivée de ma fille, j’ai complètement arrêté d’écrire. Le manuscrit est resté à moitié complété pendant cinq ans. Je manquais de temps, je procrastinais… Puis un jour, j’ai pris le taureau par les cornes et je l’ai terminé. J’avais le désir d’être lue, si ce n’est que par mon conjoint. En 2016, je l’ai soumis à plusieurs maisons d’éditions. Les réponses ont toutes été négatives. Entre temps, j’ai entrepris un troisième projet, dans un genre et un univers différent, la série Windigo

En 2018, j’ai lu quelques ouvrages de référence et j’ai étudié Gemellus à la lumière de mes nouvelles connaissances. J’ai mis le doigt sur plusieurs points faibles et je les ai corrigés. J’ai soumis le manuscrit aux maisons d’éditions une deuxième fois.

Quelques mois plus tard, devant une nouvelle vague de refus, j’ai réalisé que mon style d’écriture avait énormément évolué entre les premiers et les derniers chapitres. J’ai hésité entre ranger Gemellus dans le fond d’un tiroir et ne plus jamais y penser, ou me relever les manches et faire justice à l’histoire. Vous devinez quelle option j’ai choisie. Cette histoire m’habitait depuis tellement longtemps, je ne pouvais pas imaginer qu’elle reste dans l’obscurité. 

Quand j’ai pris la décision de me lancer dans l’auto-édition, j’ai fait une réécriture massive de Gemellus pour mettre le récit au niveau du début à la fin. J’ai aussi ajusté certains éléments pour ouvrir la porte aux tomes suivants.  

Ça aura pris dix ans, mais je suis très contente du résultat final. J’ai vraiment hâte de vous le faire lire. 

Gemellus sera disponible le 3 décembre 2019. Abonnez-vous à l’infolettre pour lire les trois premiers chapitres gratuitement : 

Cinq choses à savoir sur Dominix Kemp

Qui est Dominix Kemp? C’est le personnage principal de ma première trilogie de science-fiction space opera. Il a un frère et une sœur plus jeunes, Loïc et Nova. C’est un pilote téméraire et aussi le capitaine de son propre vaisseau. Il vit grâce à son travail de transporteur de marchandise. Voici cinq choses à savoir sur lui. 

  1. Dom n’accepte jamais un contrat louche. Sauf si la paie est bonne. Ou si la cause est juste. Ou si… enfin, il essaie d’avoir des principes. 
  2. Dom fait de son mieux pour accomplir ses missions avec des pertes minimum. Que ce soit le carburant, la marchandise ou les vies humaines. Il ne réussit pas toujours, mais c’est l’effort qui compte, non? 
  3. Dom a une politique contre le harcèlement. Sauf si ça concerne son frère. Et que sa sœur n’est pas là pour le modérer. Alors les paris sont ouverts à savoir quand Loïc va perdre patience. 
  4. Dom ne dit jamais non à une jolie fille. Sauf si c’est son ex. Celle-là lui a brisé le cœur. S’il la revoit en enfer, ce sera encore trop tôt. 
  5. Dom traverserait les feux du dit enfer si c’était pour aider son frère ou sa sœur. À condition d’avoir une combinaison ignifuge. Et des renforts. Une bouteille de whisky ne serait pas de refus non plus. 

Faites sa rencontre le 3 décembre! 

Mes robots préférés

Que serait la science-fiction sans robot? Il y en a à toutes les sauces. Du méchant Terminator au robot-soignant Baymax. De la boîte de conserve à l’imitation presque parfaite de l’être humain. Ils leur arrivent d’être le vilain, le meilleur ami ou encore même le héros. Les possibilités sont infinies. 

Voici mes trois robots préférés et pourquoi. 

  1. R2-D2 

Comment ne pas aimer ce petit robot débrouillard et hilarant? Malgré sa maladresse, il sauve la mise à tout le monde et à plusieurs reprises. Mon seul regret est de ne pas parler le droïde pour comprendre ses gazouillis. Pas grave, c’est officiellement le personnage le plus attachant de Star Wars. Avec Yoda. Et peut-être les Ewoks. Bon, il y a beaucoup de personnages attachants dans cette saga, mais R2-D2 est un de mes favoris. 

  1. Bumblebee 

Je dois confesser que je n’ai pas écouté le film Bumblebee, mais notre histoire d’amour remonte au premier film Transformer en 2007. Un robot un peu casse-cou qui prend l’apparence d’un camaro, c’est le rêve de tout adolescent qui vient d’obtenir son permis (j’ai eu le mien l’année suivante, même si je n’étais plus une adolescente!!!). Malgré ses aptitudes au combat, il garde une attitude de garnement sympathique. Comme il ne parle qu’en extrait audio, les conversations sont un peu décousues, mais ça fait son charme.  

  1. Wall-E 

Quel attachant petit robot, avec sa candeur et ses grands yeux tristes! Il découvre le monde avec tant de naïveté. Les humains lui ont attribué une tâche monumentale qu’il accomplie avec dévouement. Son affection pour Eve est touchante dans son authenticité, malgré leurs différences. Il est aussi un peu limité dans son discours, mais il nous fait vivre toute une gamme d’émotions sans problème. 

À bien y penser, mes trois favoris sont un peu marginaux. Mais c’est exactement pour ça qu’on les aime! Et vous, qui est votre robot préféré? 

Ce qu’il faut savoir sur le Space Opera

Combien d’entre vous sont restés perplexe lorsque j’ai annoncé le genre littéraire de mon premier roman? Space Opera. On pense à Soap Opera, synonyme de mélodrames. Mais est-ce que ça se limite vraiment à ça, avec des robots et des vaisseaux spatiaux en prime? Démystifions le Space Opera ensemble. 

C’est l’heure de la leçon…

Premièrement, c’est un sous-genre de la science-fiction. Les histoires de Space Opera sont caractérisées par des aventure épiques ou dramatiques se déroulant dans un cadre géopolitique complexe. Ce genre existe depuis les années 40. Il a été popularisé en 60 et 70 par Star Wars et Star Trek. 

Ne fuyez pas!

Je sais que les mots “dramatique” et “complexe” ne vous inspirent pas. Moi non plus! Dites-vous plutôt que j’ai décidé de prendre une bonne portion de la Galaxie comme terrain de jeu, en l’occurrence le Bras d’Orion. Et que je fais voyager mes personnages de planète en planète, plutôt que de ville en ville. 

Prêt au décollage

La science-fiction est le genre parfait pour se poser des questions. “Et si?” On peut traiter d’un sujet banal et lui donner une saveur colorée. On peut réinventer les problèmes de société et les jeter au visage des personnages. Dans mon cas, j’ai voulu me pencher sur la limite entre les améliorations bioniques et l’intelligence artificielle. Où est la ligne? Quelle différence y a-t-il entre un humain normal et un humain modifié? Mon personnage principal a déjà sa petite idée, mais il est possible que ses aventures le poussent à revoir sa position. 

Abonnez-vous à mon infolettre pour lire les premiers chapitres de Gemellus, le tome 1 de la série Dominix Kemp. 

Je pars en voyage et je choisis mon capitaine préféré

Vous connaissez ce jeu “Je pars en voyage et j’apporte”? Je vous propose une version science-fiction! 

Qui dit vaisseau spatial, dit capitaine. La plupart d’entre eux sont des figures d’autorité, des modèles pour leurs paires. D’autres sont un peu moins recommandables. Voici les trois capitaines avec qui j’aimerais partir en voyage. 

  1. Kathryn Janeway, USS Voyager 

J’ai grandi en écoutant Star Trek avec mon père. Bien que je voue un amour sans fin à Jean-Luc Picard, c’est Kathryn Janeway, de la série Voyager, qui m’a le plus marqué. Mon père m’avait d’ailleurs souligné que c’était un modèle à suivre! Une femme éduquée, au tempérament en acier, qui mène de main de maître un équipage alors qu’elle est à plus de 75 000 années lumières de la Terre et que cette dernière est injoignable. De quoi inspirer n’importe quelle fillette de 10 ans! 

  1. Malcom Reynolds, Firely 

Plus tard, j’ai vu le film Serenity au cinéma à sa sortie en 2005. J’ai bien aimé l’univers et les personnages, mais sans y accorder beaucoup de réflexions. Cette histoire m’a assurément inspirée lorsque j’ai débuté l’écriture de Gemellus en 2010. Quand j’ai écouté la série Firefly sur Netflix, quelques années plus tard, j’ai réalisé qu’il y avait quelques similitudes entre mon univers et celui du capitaine Malcom Reynolds. J’adore tout simplement son humour et ses interactions avec son équipage éclectique. 

  1. Peter Quill, The Milano 

Finalement, plus récemment, il y a Peter Quill, capitaine du Milano, dans les Gardiens de la Galaxie qui s’est glissé dans mon top 3. Non sans rappeler Reynolds, Star-Lord fait ses propres règles et sème le chaos partout sur son passage. Ce que je trouve parfaitement irrésistible. Par chance qu’il est entouré de gens compétents (ahem). 

Ces trois capitaines m’ont fortement inspirée lorsque j’ai créé Dominix Kemp, le personnage principal de Gemellus.

Avec qui partiriez-vous si vous pouviez choisir votre capitaine de vaisseau? 

5 lectures pour l’aspirant écrivain

Une idée vous trotte dans la tête depuis un moment. Vous n’êtes pas plus fou qu’un autre, vous seriez bien capable de la coucher sur papier! Si vous êtes plus traditionnel, vous prenez un carnet et un crayon. Pour les technos, vous prenez votre tablette, votre portable ou encore même votre cellulaire. 

Mais voilà, vous bloquez. Par où commence-t-on? Avec ou sans plan? Quelle longueur, les chapitres? Et les éditeurs, à quel moment du projet les contacte-t-on? Finalement, vous redéposez le carnet, vous éteignez la tablette (ou pire, vous ouvrez les réseaux sociaux) et votre projet tombe à plat.  

Peut-être qu’au contraire, vous avez déjà commencé et que vous allez bon train. Les mots s’alignent et les pages défilent. Mais les doutes vous assaillent et vous ne savez plus pourquoi vous le faites ni comment terminer le projet. Que se passera-t-il quand vous aurez terminé? 

Peu importe où vous en êtes, voici les lectures qui m’ont le plus aidé, pas nécessairement dans l’ordre chronologique dans lequel je les ai lues. 

1 Écrire et publier au Québec : les littératures de l’imaginaire, un guide pratique d’Isabelle Lauzon, Geneviève Blouin et Carl Rocheleau aux Éditions Les Six Brumes

Toute l’information sur le « comment » s’y retrouve. On y donne énormément d’explications sur une variété de sujets, dont le milieu littéraire québécois, les méthodes d’écriture, la soumission du manuscrit, le processus d’édition et enfin l’après publication. Les trois auteurs s’échangent le micro avec une touche d’humour et plusieurs anecdotes. 

Disponible sur le site des Six Brumes

2 Becoming a Writer par Dorothea Brande  

Ce livre, dont je n’ai malheureusement pas trouvé de traduction française, donne d’excellents trucs pour « être » un écrivain. Qu’est-ce qui vient avant même de planifier l’intrigue, de structurer les péripéties, d’utiliser une syntaxe et une grammaire sans reproche et de mettre en page le manuscrit? Dorothea Brande aborde l’inspiration, comment la trouver et la nourrir. Comment être prolifique sur une base régulière. Éviter le syndrome de la page blanche. Elle propose d’excellents exercices pour développer notre propre technique d’écriture et découvrir nos conditions gagnantes pour être productif. 

Disponible sur Amazon

3 Comment ne pas écrire des histoires par Yves Meynard, sur le site de la Revue Solaris 

Cet excellent article met en relief les clichés à éviter par le biais d’un lexique très amusant. Si vous en êtes au stade de cogiter votre histoire ou d’écrire votre plan, cet article vous aidera à valider la solidité de votre histoire et à éviter d’éventuels pièges.  À lire et relire! 

Disponible sur le site de la Revue Solaris

4 Dictionnaire des clichés littéraires par Hervé Laroche 

C’est un tout petit livre qu’il ne faut pas sous-estimer. Encore dans la lignée des clichés, mais cette fois-ci, c’est dans le choix des mots et des tournures de phrases. On les a lues et relues et elles nous ont collé après comme une mouche par un bel après-midi d’été. Tout comme la mouche, le cliché énerve tout le monde, de l’éditeur, en passant par le critique jusqu’au lecteur. J’ai été mortifiée d’y retrouver plusieurs de mes expressions favorites. Je suis encore coupable de quelques écarts, mais j’essaie d’expier mes fautes!  

Disponible sur Amazon

Alternativement, il y a aussi : 

5 Écriture : Mémoires d’un métier par Stephen King 

Cette lecture est intéressante, mais j’ai l’impressions qu’elle nous en apprend peu sur le côté pratique de l’écriture. King y parle de son parcours et de sa méthode qui lui est propre. Il y a de bonnes chances que vous ne puissiez pas la mettre en application. Ça vaut quand même le détour, vu la carrière de King. 

Disponible sur Amazon

Ma prochaine lecture? Stein On Writing. Ce livre propose des solutions utiles pour corriger une écriture fautive, améliorer une écriture déjà bonne et créer une écriture captivante dès le départ. 

Laquelle de ces lectures vous tente le plus? Avez-vous déjà lu un de ces livre? Partagez-nous vos recommandations. 

C’est un départ!

Voilà, c’est chose faite. J’ai passé près de dix ans à écrire dans l’ombre. Au cours de la dernière année, je me suis renseignée sur l’écriture, la correction et le processus de publication. J’ai pris des notes. Je suis maintenant prête à lancer ma plateforme et débuter ma carrière comme auteure indépendante.

Le parcours n’a pas été simple. À plusieurs reprises, je me suis dit que c’était beaucoup trop de troubles pour le retour attendu. Mais le désir d’écrire et d’être lue est plus fort que ces découragements passagers.

J’ai choisi le chemin de la publication indépendante pour plusieurs raisons. La principale est que je suis une rebelle. Que voulez-vous? Quand on écrit de la SFF, on n’a pas l’habitude de marcher dans les sentiers battus. J’ai passé plusieurs années à soumettre mes manuscrits de façon traditionnelle, à des maisons d’édition traditionnelles. Je me suis conformée au processus. Pour finalement réaliser que je ne voulais pas de ce que ces maisons d’édition avaient à m’offrir. Je veux avoir toute la flexibilité dont j’ai envie. Je veux m’impliquer dans toutes les étapes du processus. La publication indépendante numérique me permet de créer mon propre calendrier et de choisir le contenu que je publie. Bien sûr, la charge de travail qui m’incombe est beaucoup plus lourde et je dois faire appel à plusieurs professionnels dans les coulisses. C’est un prix que j’accepte de payer.

J’ai hâte de vous soumettre mes écrits et de lire vos commentaires. Sur ce, je retourne à mon manuscrit, il ne s’écrira pas tout seul!