C’est de nouveau le moment de rassembler les tomes d’une série et d’en faire une version intégrale! Cette fois, c’est au tour de La Coureuse des grèves. Je suis privilégiée d’avoir pu explorer cette légende en premier dans la sphère de la fantasy contemporaine, car on ne va pas se mentir : les romans avec des vampires, des loups-garous et des faes abondent, et il vient un moment où ils se confondent tous les uns aux autres.
La légende de la coureuse des grèves est un extrait d’essence de la culture du Bas-Saint-Laurent, marqué par le littoral du fleuve, balayé par le vent et parsemée de gens sympathiques. Lorsque j’ai quitté Montréal à 17 ans, mes yeux se sont ouverts sur le reste du Québec. Ne vous méprenez pas, j’étais déjà sortie de la métropole à bien des reprises; mes grands-parents paternels demeuraient à Trois-Rivières, en Mauricie, et mes grands-parents maternels possédaient un chalet dans les Cantons-de-l’Est. Quand je me suis rendue à La Pocatière pour les tests d’admission à l’Institut de technologie agroalimentaire, c’était cependant ma première visite à l’est de la ville de Québec. Et j’ai été fascinée par les paysages, les villages et la culture à la fois si semblable mais différente de celle de mon enfance.
J’ai passé deux ans et demi dans le bas du fleuve, et je ne me suis jamais lassée de la vue (contrairement à mon homme, qui est né à la limite entre Chaudière-Appalaches et le Bas-Saint-Laurent, et qui n’a jamais eu plus qu’un haussement d’épaules pour mes « Regarde comme c’est beeaaauu!”). La première fois où j’ai vu (ou entendu) le nom du restaurant à Saint-Jean-Port-Joli, la Coureuse des Grèves, j’ai été instantanément séduite par l’idée qu’évoquait ces mots : une jeune femme éprise de liberté qui parcoure la rive du fleuve, avec les nuées d’Oies des neiges en migration qui tourbillonnent en arrière-plan.
Lorsque j’ai entrepris d’écrire La Proie du Windigo, le Windigo y prenait déjà une place centrale, et il était bien plus facile d’y incorporer des légendes possédant un cadre urbain, comme la Corriveau ou le Bonhomme Sept Heures. Même si la coureuse des grèves réclamait d’être sous le feu des projecteurs, je ne voyais pas comment lui rendre justice. Quand l’intégrale de la série Windigo a grimpé au top 100 de la boutique Kindle au printemps 2022, j’ai su que je devais revenir à cet univers. Même si j’avais quelques idées pour un tome 4 de Windigo, je n’étais pas très emballée à l’idée de poursuivre cette série, surtout parce qu’avec les leçons apprises au fil du temps, j’avais dorénavant conscience de plusieurs faiblesses scénaristiques dans la trame du Windigo. J’avais besoin de partir à neuf. Et la coureuse des grèves s’imposait dans chacune de mes idées.
Avant de donner vie à Viviane, il me fallait terminer La Chronique des Joyaux, une trilogie de fantasy médiévale, donc ce n’est qu’en décembre 2022 que le prélude Les eaux empoisonnées a vu le jour. Et cette aventure s’est poursuivi jusqu’en juillet 2024, où le tome 5 est venu compléter la saga.
Pour la plupart de mes séries, j’ai écrit les bonus et les nouvelles après coup, mais dans le cas de La Coureuse des grèves, j’ai planifié le prélude avant tout. Je voulais offrir un avant-goût de l’univers, permettre aux nouveaux lecteurs de tester ma plume sur un récit plus court, et mettre la table pour le reste de la série. En ce qui concerne la soirée barbecue (le bonus entre le tome 1 et 2), je ne l’avais pas vraiment planifié et je me suis retrouvée un peu embêtée, une fois le tome 1 terminé, et cette fameuse soirée nulle part en vue. C’est une entrevue de podcast qui m’a donné l’idée d’en faire un bonus, que j’ai d’ailleurs eu énormément de plaisir à écrire. Quant à la scène coupée du tome 5, je jette le blâme sur ma directrice littéraire qui me parle périodiquement de tester des styles de narration différents, de sortir de ma zone de confort, gnan-gnan-gnan… Ahem, enfin, bon oui, voilà, je l’ai fait! 😛
Puisque ces trois bonus sont offerts aux abonnés de l’infolettre, ils ne pourront jamais faire partie d’une intégrale disponible sur Kindle Unlimited, puisqu’Amazon exige l’exclusivité au format numérique. C’est donc là qu’entre en jeu la boutique et la version papier de luxe. Parce que oui, éventuellement je publierai une version intégrale avec seulement les 5 tomes, mais pour l’instant, je vous offre cette superbe édition intégrale-intégrale, avec les 5 tomes, le prélude, le bonus de la soirée barbecue et la scène coupée du dernier tome. Mais plus que ça, cette intégrale de luxe est aussi l’occasion de tester les options personnalisées de mon imprimeur, soit le jaspage de la tranche et les dorures sur la couverture.
Je vous offre aujourd’hui une brique (mise en garde : ne lancez pas le machin, vous allez blesser quelqu’un) de 698 pages, près de 300 000 mots, 4 cm d’épais, avec 8 en-têtes de chapitre personnalisés, 2 images pleine page inédites. Des heures de pur bonheur à passer en compagnie de Viviane, Zacharie, Florence, Ben et Baka au manoir Cormoran. Sabotages, disparitions, meurtres : menez l’enquête avec notre océanide préférée, déjouez les plans du dangereux sorcier Gamache et explorez les pleins pouvoirs de la Coureuse des grèves!
Mais surtout, et enfin, sachez que si vous achetez cette intégrale sur ma boutique, c’est moi directement que vous encouragez, de même que mes collaboratrices. Parce qu’en passant par ma boutique, je n’ai pas à partager mes revenus avec une autre plateforme, et ce roulement de fonds me permet de financer d’autres projets et de garder la machine en route.
Je vous dis merci, mille fois merci! Votre soutien et votre enthousiasme nourrissent ma motivation et me permettent de viser toujours plus haut. J’espère que ce petit bijou embellira vos étagères et illuminera votre journée.